22/05/12
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   Parc du Chemin de l'Ile
Les végétaux font le ménage !
Ce qu'il faut savoir à propos de la phytoremédiation

Les hommes utilisaient déjà des plantes pour épurer l'eau il y a 3000 ans, la phytoremédiation (Le traitement des pollutions par les végétaux) ne date donc pas d'hier. Depuis l'eau est purifiée grâce à une zone aménagée de plantes aquatiques comme les roseaux, les joncs et nénuphars qui font office de petites fées du ménage. Les matières organiques digérées par les bactéries servent en effet de festin pour ces végétaux.

L'absence de produits chimiques rend l'eau aussi douce que celle d'un lac de montagne. Une solution économique: pas de béton, peu d'équipements et une demande énergétique faible étant donné que seul un peu de soleil suffit. Il existe près de 800 espaces végétaux dans le monde: en Chine, aux USA, en Allemagne, en Suisse, et bien d'autres.

En France, les stations d'épuration se trouvent principalement dans les communes rurales comme à Honfleur (commune normande) depuis 2004. A Bègles (commune de Gironde), la piscine Art déco datant de 1932 a été remise à neuf avec un système de phytoremédiation.

La phytoremédiation, réalisable ?
Le coût de la phytoremédiation reste très faible comparé à d'autres systèmes, de plus il préserve l'environnement par l'utilisation d'organismes naturels et il n'y a pas d'impact négatif sur la fertilité des sols. Pourtant, certains inconvénients existent : Du fait d'une croissance lente, la phytoremédiation demande du temps et de la patience. D'autre part, il reste difficile d'empêcher complétement l'écoulement des contaminants dans la nappe phréatique et l'éventuelle bioaccumulation (capacité des organismes à absorber et concentrer des substances chimiques) de contaminants qui pourrait gravir les échelons de la chaîne alimentaire et devenir nocive pour l'homme.

L'espace pose aussi un problème : la phytoremédiation est limitée à la surface et la profondeur occupées par les racines. En découle alors la réglementation administrative obligeant à éloigner, d'environ 20 mètres, les stations de traitement des habitations. Ainsi le développement de la phytoremédiation dans les grandes villes reste compliqué.

Pourtant, en région parisienne, le parc du Chemin de l'Ile de Nanterre inauguré en 2006 permet à l'eau de la Seine d'être épurée après avoir traversé les sept bassins. Elle est rejetée à la rivière avec une teneur en oxygène plus élevée et un faible niveau bactériologique. Ce jardin filtrant apporte de l'espoir à Thierry Jacquet, spécialiste des technologies de phytoremédiation.
La multiplication de ce système dans les villes de France est possible, même si la démarche reste plus compliquée qu'avec l'utilisation de produits chimiques.


Les explications de Aline Braz, responsable du développement de Phytorestore, à propos du parc du Chemin de l'Ile

Comment on épure l'eau par les plantes par rue89

Voir la biographie de Thierry Jacquet
Voir l'article à propos d'une piscine naturelle


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